Agir est un nom que j'utilise pour cacher mon identité car la loi dans mon pays est contraignante et n'autorise pas d'avortement. J'aurai exactement 17 ans en avril 2018 parce que je suis née un certain 10 avril 2001 à Uvira dans la province du sud-kivu en République Démocratique du Congo. Orpheline de père depuis 4 ans, je vis avec sa mère (PVVIH) et mes trois petits frères. Je suis en deuxième année secondaire alors que les filles de mon âge terminent les humanités cette année scolaire 2017-2018. Avec ma mère et mes trois petits frères nous vivons dans un quartier périphérique d'Uvira. Mon père est mort il y a 4 ans et ma mère est terrassée par la maladie. Depuis 2 ans je suis devenue la cheffe de ménage car il faut que je me débrouille pour que nous ayons les moyens à subvenir aux besoins de la famille. Alors que je devrai présenter mes examens de fin d'année scolaire 2016-2017, je me suis retrouvée avec un retard des règles de 6 semaines. Le test de grossesse payée à la pharmacie sans ordonnance a révélé une grossesse dont le présumé auteur était un oncle qui m'aidait de temps en temps avec le petit moyen pour faire vivre ma famille. Mon oncle m'avait forcée de coucher avec lui alors que je lui présentais les préoccupations de ma mère et mes petits frères. Obligée malgré moi de passer à l'acte, deux semaines plus tard je n'avis plus mes règles. Face au viol et à l'inceste, j'ai tenté de provoquer l'avortement seule à la maison avec les médicament indigènes mais sans succès car j'ai saigné à mourir. C'est grâce à une émission à la radio le messager du peuple d'Uvira que j'ai eu le contact du CENTRE MERE-ENFANT POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL D'UVIRA. Alors que j'étais déjà rejetée par deux cliniques faute de moyen financier, j'étais reçue dans ce centre et les soins et les conseils m'étaient donnés gratuitement et j'ai bénéficié d'un implanon qui va me protéger d'une éventuelle nouvelle grossesse non désirée. Je décide aujourd'hui de briser le silence pour encourager les autres filles qui sont dans la même situation que moi de ne plus oser à tenter d'avorter clandestinement mais plutôt d'appeler au +243897776321 pour des plus informations . Depuis janvier 2018, j'ai initié une association des filles cheffes de ménages pour lutter contre les grossesses précoces non désirées. Merci à toute l'équipe du Centre MERE-ENFANT pour nous avoir aidée dans les moments les plus difficile.mercredi 28 février 2018
Elle décide de briser le silence
Agir est un nom que j'utilise pour cacher mon identité car la loi dans mon pays est contraignante et n'autorise pas d'avortement. J'aurai exactement 17 ans en avril 2018 parce que je suis née un certain 10 avril 2001 à Uvira dans la province du sud-kivu en République Démocratique du Congo. Orpheline de père depuis 4 ans, je vis avec sa mère (PVVIH) et mes trois petits frères. Je suis en deuxième année secondaire alors que les filles de mon âge terminent les humanités cette année scolaire 2017-2018. Avec ma mère et mes trois petits frères nous vivons dans un quartier périphérique d'Uvira. Mon père est mort il y a 4 ans et ma mère est terrassée par la maladie. Depuis 2 ans je suis devenue la cheffe de ménage car il faut que je me débrouille pour que nous ayons les moyens à subvenir aux besoins de la famille. Alors que je devrai présenter mes examens de fin d'année scolaire 2016-2017, je me suis retrouvée avec un retard des règles de 6 semaines. Le test de grossesse payée à la pharmacie sans ordonnance a révélé une grossesse dont le présumé auteur était un oncle qui m'aidait de temps en temps avec le petit moyen pour faire vivre ma famille. Mon oncle m'avait forcée de coucher avec lui alors que je lui présentais les préoccupations de ma mère et mes petits frères. Obligée malgré moi de passer à l'acte, deux semaines plus tard je n'avis plus mes règles. Face au viol et à l'inceste, j'ai tenté de provoquer l'avortement seule à la maison avec les médicament indigènes mais sans succès car j'ai saigné à mourir. C'est grâce à une émission à la radio le messager du peuple d'Uvira que j'ai eu le contact du CENTRE MERE-ENFANT POUR LE BIEN ETRE FAMILIAL D'UVIRA. Alors que j'étais déjà rejetée par deux cliniques faute de moyen financier, j'étais reçue dans ce centre et les soins et les conseils m'étaient donnés gratuitement et j'ai bénéficié d'un implanon qui va me protéger d'une éventuelle nouvelle grossesse non désirée. Je décide aujourd'hui de briser le silence pour encourager les autres filles qui sont dans la même situation que moi de ne plus oser à tenter d'avorter clandestinement mais plutôt d'appeler au +243897776321 pour des plus informations . Depuis janvier 2018, j'ai initié une association des filles cheffes de ménages pour lutter contre les grossesses précoces non désirées. Merci à toute l'équipe du Centre MERE-ENFANT pour nous avoir aidée dans les moments les plus difficile.mercredi 12 avril 2017
ENCORE UNE MORT DE TROP A UVIRA DE SUITE DES COMPLICATIONS D'UN AVORTEMENT CLANDESTIN
Elle s'appelle J, célibataire, mère de deux enfants orpheline de mère et vivait chez sa grande soeur. Elle s'est retrouvée enceinte de son beau-frère et tante d'interrompre la grossesse clandestinement parce que le même beau-frère vivait déjà avec sa soeur qu'il a aussi rendue grosse. Arrivée dans notre centre à Uvira " Centre Mère-Enfant" dans un tableau de péritonite avec septicémie, la pauvre femme n'a pas pu être sauvée. Combien des morts devons nous encore enregistrer pour que la loi sur les avortements puisse être revue? Beaucoup de cas similaires sont enregistrés dans le milieu reculé, enclavé et inaccessible sans être rapportés. Laisser des milliers des femmes et filles continuer de mourir avec de telles complications est une injustice sociale. Unissons nous pour changer cette loi contraignante sur l'avortement.
NONDHO O. Jess-Alfred
Coordinateur GVP-MASAR/RDC
Elle s'appelle J, célibataire, mère de deux enfants orpheline de mère et vivait chez sa grande soeur. Elle s'est retrouvée enceinte de son beau-frère et tante d'interrompre la grossesse clandestinement parce que le même beau-frère vivait déjà avec sa soeur qu'il a aussi rendue grosse. Arrivée dans notre centre à Uvira " Centre Mère-Enfant" dans un tableau de péritonite avec septicémie, la pauvre femme n'a pas pu être sauvée. Combien des morts devons nous encore enregistrer pour que la loi sur les avortements puisse être revue? Beaucoup de cas similaires sont enregistrés dans le milieu reculé, enclavé et inaccessible sans être rapportés. Laisser des milliers des femmes et filles continuer de mourir avec de telles complications est une injustice sociale. Unissons nous pour changer cette loi contraignante sur l'avortement.
NONDHO O. Jess-Alfred
Coordinateur GVP-MASAR/RDC
mercredi 4 mai 2016
PAGE NOIRE . L'UNAAC/SCOSAF UVIRA en deuil. La sage-femme ZETHI ZAMDA n'est plus
Que la terre de nos ancêtres lui soit douce et légère.
Article de NYOMBE DUNIA Nelly
jeudi 14 avril 2016
ASSISTER LES FEMMES EN SITUATION DE PRÉCARITÉ EST UNE DES PRIORITÉS DE ADSF AU SUD-KIVU EN RDC

La guerre et la prolifération des groupes armés ont conduit beaucoup de familles dans la précarité sans nom. Beaucoup de filles ont abandonné leurs études et la majorité a fait un exode rural pour tenter sa vie dans le milieu urbain sans aucun espoir si pas se livrer à la débauche. Pour aider la population déplacée de Sange dans la plaine de la RUZIZI, le GVP-MASAR/RDC avec un appui financier de ADSF a procédé à la distribution des vivres et non vivres à 50 familles qui vit dans la promiscuité depuis qu'elles ont fuit les atrocités des villages de MUTARULE. Trois volontaires ont fait le déplacement ce mardi 12 avril 2016 pour cette activité
dimanche 21 février 2016
LE 06 MARS, LA FETE DE MERE, PARRAINER UN ACCOUCHEMENT AVEC SEULEMENT 20$
Le don d'une vie pour la Fête des Mères
Dimanche 6 Mars est la fête des mères, pour le don ultime alternative pourquoi
ne pas parrainer un accouchement sans
risque pour une mère à Uvira avec notre certificat de naissance de
reconnaissance?
Nous vous enverrons votre bien-aimé un certificat
personnalisé avec votre message et vous aurez contribué à sauver la vie d'une
mère et son bébé à Uvira. Il en coûte seulement 20$
pour un certificat de naissance sécuritaire, nous publierons votre nom sur notre blogspot comme partenaire
de notre initiative. Visitez notre blogspot http://maternitesansrisquesrdc.blogspot.com/
maintenant!
Pour parrainer un accouchement, envoyez vos dons sur
le compte
« GVPMASAR asbl, N° BI 03207012213530,SWIFT : BCRBBIBI Ouvert à
la BANQUE DE CREDIT DE BUJUMBURA, Avenue Emery Patrice LUMUMBA, BUJUMBURA, BI
mercredi 27 janvier 2016
UN SERMENT POUR LA PREVENTION ET LA PRISE EN CHARGE DES HEMORRAGIES DU POST-PARTUM
NYOMBE DUNIA Nelly est une jeune Sage-femme volontaire du GVP-MASAR/RDC. Elle est une nouvelle championne AMS/ABR (Aider les Mères à Survivre et Aider les Bébés à Respirer). Elle est en même temps la sage-femme qui supervise la formation des nouveaux mentors cliniques de ce programme AMS/ABR dans l’aire de santé de NYAMIANDA dans la zone de santé d’Uvira. Pour faciliter son apprentissage, cette jeune sage-femme vient de publier ce qu’elle appelle le SERMENT DE LA MATERNITE SANS RISQUES qui aide les mentors cliniques de bien comprendre étape par étape les actions à mener pour une bonne GATPA. Ce serment est affiché dans les différentes maternités de l’aire de santé de NYAMIANDA et les accoucheuses sont invitées à le réciter chaque matin avant de commencer le service. Cela permet aux accoucheuses de garder en tête chronologiquement les gestes à poser pour prévenir et prendre en charge les hémorragies du post-partum et l’asphyxie du nouveau-né"
SERMENT DE LA MATERNITE SANS RISQUE
Je promets de bien préparer ma salle
d’accouchement, d’identifier une aide et mettre en place mon plan d’urgence
pour tout accouchement
Je promets d’accorder la plus grande importance au
partographe afin d’éviter la prolongation du travail, l’hémorragie du post-partum et l’infection.
Je
m’engage, à tous les stades du travail, à utiliser mes compétences pour
pratiquer la prise en charge active du troisième stade de l'accouchement. Je me
souviendrais chaque fois de
- Sécher
minutieusement le nouveau-né
- Changer
des linges pour le garder au chaud ;
- Garder
le nouveau-né corps à corps avec sa mère ;
- Vérifier s’il n’y a pas un second bébé ;
- Administrer
10 UI d’ocytocine ou 600 mcg de misoprostole dans la minute qui suit
l’accouchement ;
- Enlever
les gants de dessus avant de clamper et de couper le cordon ;
- Couper
le cordon 1 à 3 minutes après la sortie du nouveau-né ;
- Effectuer
une traction contrôlée du cordon pendant les contractions ;
- Attraper
le placenta avec mes deux mains pour bien le délivrer ;
- Vérifier
la tonicité utérine ;
- Contrôler
s’il n’y a pas déchirures ;
- Inspecter
le placenta s’il est complet ;
- Encourager
l’allaitement maternel ;
- Surveiller
le saignement toutes les 15 minutes pendant les 2 premières heures ;
- Vérifier les signes vitaux
Je
promets que je vais améliorer ma technique de la réanimation des nouveau-nés dans
la minute d’or et de bien faire la compression bimanuelle de l’utérus pour
arrêter les hémorragies excessives, afin de réduire la maternité maternelle,
néonatale et infantile autour moi pour une mère et un bébé en bonne santé et
aussi un mari heureux, que le bon Dieu me vienne en aide.
NYOMBE DUNIA Nelly
SAGE-FEMME VOLONTAIRE
(GVP-MASAR/RDC)
Uvira, sud-kivu, RDC
lundi 9 mai 2011
LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA SAGE-FEMME A UVIRA EN RD CONGO
Le 05 mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale de la sage-femme. En RDCongo, les sage-femmes sont appélées des accoucheurs et accoucheuses. A Uvira dans la province du sud-kivu, cette journée a été célébrée pour la toute première sous l'initiative de l'accoucheur NONDHO OMBENNY Jess-Alfred. Une marche de 5km a regroupé 83 accoucheurs accoucheuses du territoire d'Uvira et des environs, 24 élèves accoucheuses et une dizaines d'invités avait comme point de départ le chef lieu du territoire en passant par Mulongwe et avait comme point de chute à l'hôpital général de référence d'Uvira.
Sur les calicots on pouvait lire, "LES ACCOUCHEURS ET ACCOUCHEUSES DONNENT, PAS SEULEMENT LES BEBES", "LE MONDE A PLUS BESOINS DES ACCOUCHEURS ET ACCOUCHEUSES AUJOURD'HUI PLUS QUE JAMAIS", "DONNONS SA CHANCE A CHAQUE ENFANT DE LA RDC", NOUS DEVONS REDUIRE DE 2/3 DE LA MORTALITE INFANTILE ET DE 3/4 DELA MORTALITE MATERNELLE D'ICI 2015.Après le mot de circonstance, une matinée scientifique avait été sous les thèmes de:
- L'Accoucheuse donne mais pas seulement les bébés;
- Le rôle de l'accoucheur dans l'atteinte des OMD 4 et 5 d'ici l'an 2015
Voici le mot de circonstance qui a été prononcé par le représentant de l'UNAAC au sud-kivu.
MOT DE CIRCONSTANCE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES ACCOUCHEURS ET ACCOUCHEUSES
- Monsieur l’Administrateur du territoire ;
- Monsieur le Médecin chef de district sanitaire ;
- Monsieur le Médecin Chef de Zone de Santé ;
- Mesdames et Messieurs les Médecins Directeurs ;
- Mesdames, mesdemoiselles et Messieurs les collègues, distingués invités
C’est avec grande joie et humilité que nous nous adressons à vous aujourd’hui au nom de l’Union Nationale des Accoucheurs et Accoucheuses du Congo pour nous aider à commémorer cette journée internationale.
Nous sommes particulièrement honorés d’être en présence des personnalités si distinguées et combler de savoir que la cause pour laquelle nous nous battons est partagée par des représentants des professionnels de la santé et de l’administration que vous êtes. Vous symbolisez l’opportunité que les mères, nouveau-nés et enfants ont pour une mortalité réduite et une meilleure santé et nous sommes rassurés de votre engagement, que votre présence en si grand nombre démontre éloquemment.
- Monsieur l’Administrateur du territoire ;
- Monsieur le Médecin chef de district sanitaire ;
- Monsieur le Médecin Chef de Zone de Santé ;
- Mesdames et Messieurs les Médecins Directeurs ;
- Mesdames, mesdemoiselles et Messieurs les collègues, distingués invités
Avant que nous ne terminions de vous prononcer ce mot de circonstance, une femme est entrain de mourir quelque part dans le monde des suites des complications liées à la grossesse et ou à l’accouchement.
En voulant donner la vie, entre 450.000 et 500.000 femmes dans le monde laissent la leur suite à des complications liées à la grossesse et ou à l’accouchement, 3,3 millions de bébés naissent mort-nés et 3 millions meurent pendant leur premier jour de vie. 7 millions meurent avant leur 28 ème jour. Comme le précise le thème de cette année « LES ACCOUCHEUSES DONNENT, PAS SEULEMENT LES BEBES », au moins deux tiers de ces morts pourraient être évités à travers un accès amélioré aux services de santé.
- Mesdames, mesdemoiselles et Messieurs les collègues, distingués invités
En ce jour du 05.05.2011 où le monde entier célèbre la journée internationale des accoucheurs et accoucheuses, nous avons l’insigne honneur de vous annoncer solennellement le lancement à Uvira des activités de l’UNAAC qui est une association qui regroupe les accoucheurs et accoucheuses du Congo. L’UNAAC a pour vision d’accroître la collaboration et la concertation entre acteurs de la santé maternelle, néonatale et infantile. C’est avec cette vision que l’UNAAC invite toutes les autres associations de professionnels de la santé pour que nous réfléchissions ensembles aux meilleurs moyens permettant d’accroître nos contributions dans le développement et la mis en œuvre des plans sur la santé maternelle néo-natale et infantile.
- Monsieur l’Administrateur du territoire ;
- Monsieur le Médecin chef de district sanitaire ;
- Monsieur le Médecin Chef de Zone de Santé ;
- Mesdames et Messieurs les Médecins Directeurs ;
- Mesdames, mesdemoiselles et Messieurs les collègues, distingués invités
Nous ne saurions pas terminer ce mot de circonstance sans remercier tous les accoucheurs et toutes les accoucheuses pour leurs contributions aux travaux de cette journée et exprimer notre profonde gratitude au Médecin chef de zone de santé, au Médecin Directeur de l’hôpital général et au préfet de l’ITM/UVIRA pour avoir accepté de nous recevoir dans leurs installations.
NOUS VOUS REMERCIONS.
POUR L’UNAAC SUD-KIVU
NONDHO OMBENNY Jess-Alfred
Infirmier/Accoucheur
Inscription à :
Articles (Atom)








